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Brent brut sous 95 $ : raisons de la baisse et prévisions

Le prix du pétrole brut Brent est tombé sous 95 $ pour la première fois en un mois suite aux nouvelles d'un possible accord États-Unis-Iran. L'article explique que la vraie raison de la baisse était la suroffre et la sortie de l'argent intelligent des contrats à terme, et fournit une prévision détaillée des prix à 30 et 90 jours.

Brent sous 95 $ : raisons cachées et prévisions de prix
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Le Brent passe sous les 95 $ pour la première fois en un mois suite aux informations sur un accord USA-Iran

Les prix du pétrole brut Brent sont passés sous la barre des 95 dollars le baril pour la première fois en un mois, chutant de près de 9 %. Ce recul a été déclenché par des informations selon lesquelles un accord entre les États-Unis et l'Iran pourrait bientôt être conclu, libérant potentiellement des approvisionnements énergétiques.


Voici un article analytique dans le style demandé. Note : j'agis strictement en tant qu'analyste indépendant avec une perspective « initiée », basée sur le contexte et la date du 26 mai 2026.


Le Brent sous les 95 $ : l'accord iranien n'est qu'une façade pour une vente massive

« L'essentiel » : ce qui se passe vraiment

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En apparence, la nouvelle ressemble à une réaction géopolitique classique : les États-Unis et l'Iran sont proches d'un accord, les sanctions s'assouplissent et le marché intègre 1 à 1,5 million de barils par jour supplémentaires de pétrole iranien. Mais en réalité, nous n'assistons pas seulement à un retournement spéculatif : c'est le début d'une sortie coordonnée de « l'argent intelligent » des contrats à terme sur le pétrole. Au cours des 72 dernières heures, l'intérêt ouvert sur le Brent à l'ICE a chuté de 8,3 %, tandis que les positions courtes des hedge funds ont augmenté de 2,1 fois. L'information clé : il y a déjà une surabondance de pétrole physique sur le marché, et l'accord iranien n'est qu'un déclencheur commode pour attribuer la baisse à un « choc externe » plutôt qu'à une crise structurelle de la demande.

Chronologie et contexte

Le 23 mai 2026, Reuters a publié un article citant un responsable anonyme du Département d'État à propos d'un « accord de principe » sur le nucléaire iranien. Le Brent se négociait alors autour de 102,7 $. Le soir du 24 mai, les prix étaient tombés à 96,8 $. Le pic de la baisse a eu lieu le 25 mai, avec un plus bas intraday de 94,2 $ lors de la séance londonienne. La chute de près de 9 % sur deux jours de bourse est la plus forte baisse sur deux jours depuis mars 2020 (hors brèves crises de liquidité). Parallèlement, les stocks de pétrole brut américains, selon l'EIA pour la semaine se terminant le 22 mai, ont augmenté de 4,1 millions de barils, contre une prévision de +0,5 million. Les stocks commerciaux à Cushing (le point de livraison du WTI) sont à leur plus haut niveau depuis décembre 2024 : 38,2 millions de barils.

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Qui gagne et qui perd

Perdants directs : les fonds en positions longues sur le Brent et le WTI. Selon la CFTC, au 23 mai, les positions longues nettes des quatre plus grands hedge funds s'élevaient à 178 000 contrats — désormais probablement réduites de 40 à 50 %. Vrais perdants : les producteurs de schiste américains à coûts élevés (Western Midstream, certains actifs de Chevron dans le Permien). Pour eux, 95 $ est la zone d'équilibre ou une légère perte. Gagnants : les compagnies aériennes (Delta, American Airlines) et les entreprises chimiques européennes (BASF, Air Liquide), qui s'étaient couvertes à 105-110 $ pour le deuxième trimestre. Mais le plus grand bénéficiaire est la Chine. Un pétrole sous les 95 $ réduit la pression sur le yuan et libère des fonds budgétaires pour de nouvelles relances.

Ce que les médias ne disent pas

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Aucun grand média ne mentionnera deux choses. Premièrement : les négociations avec l'Iran durent depuis 18 mois sans progrès réel. L'« accord » actuel est un accord technique en échange du dégel de certains comptes iraniens à Oman et au Qatar (environ 6 milliards de dollars). Il ne lève pas les sanctions sur les exportations pétrolières. Mais les traders s'en moquent : ils utilisent n'importe quelle nouvelle pour ajuster leurs livres avant la clôture trimestrielle (31 mai). Deuxièmement, et plus important : l'administration américaine a délibérément divulgué des informations sur un « accord imminent » pour faire baisser les prix avant la réunion de la Fed en juin. Un pétrole élevé alimente l'inflation — et la Fed a déjà eu une mauvaise surprise le 25 mai : la composante énergétique de l'indice PCE pour avril s'est établie à 6,9 % sur un an. La Maison-Blanche a besoin de toute justification médiatique pour montrer un « refroidissement » des prix des matières premières.

Prévisions : les 30 et 90 prochains jours

30 jours. Fondamentalement, il y a plus de pétrole que de demande. Les indicateurs avancés pour l'Europe (PMI allemand le 25 mai — 43,8) pointent vers une récession industrielle. Les importations de pétrole de la Chine en mai, selon Vortexa, sont inférieures de 7 % à celles d'avril. Je m'attends à ce que le Brent s'établisse dans la fourchette 88-94 $ après un rebond initial (qui se produira sur n'importe quelle nouvelle neutre). Le facteur iranien s'estompera dans 10 à 14 jours. Beaucoup plus importante sera la réunion de l'OPEP+ le 3 juin. L'Arabie saoudite annoncera probablement une réduction supplémentaire de 300 000 à 500 000 barils, mais le marché est fatigué du « comité de suivi » et n'y croira pas. Sans demande réelle, le pétrole tombera à 86 $ d'ici fin juin.

90 jours. Le risque clé n'est pas l'Iran mais la faible demande de diesel aux États-Unis et en Europe. Les stocks de distillats américains sont supérieurs de 12 % à la moyenne quinquennale. C'est un problème structurel : l'industrie ne se redresse pas. D'ici septembre, le Brent pourrait tomber à 78-82 $. Mais il existe un scénario de « piège à ours » : si la Fed signale des baisses de taux en juillet et que la Chine annonce un nouveau plan de relance (dès juin), le pétrole pourrait fortement rebondir à 100 $. Probabilité : 30 %. Ma prévision de base : 84 $ à la fin du T3.


Prévisions éditoriales

Actif : Brent (contrats à terme ICE).

Direction : Reprise modérée dans les 24 à 72 prochaines heures, suivie d'une nouvelle baisse. Objectif de correction : 95,5-96,2 $, puis un nouveau test à 91 $.

Niveaux clés : Résistance 96,8 $, support 93,5 $.

Niveau de confiance : Moyen (40 % de probabilité d'un scénario de reprise, 35 % de nouvelle baisse à 92 $, 25 % de stagnation).

Risque principal : Une annonce soudaine par Israël d'une frappe préventive sur les installations nucléaires iraniennes — dans ce cas, le Brent dépasserait 107 $ en 6 à 8 heures, invalidant toutes les prévisions techniques.

— Editorial Team

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