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Contrôle des Gardiens de la Révolution sur le détroit d'Ormuz : menace pour les câbles

L'article analyse la déclaration des Gardiens de la Révolution concernant le contrôle militaire total sur le détroit d'Ormuz. L'accent principal passe d'un blocus pétrolier à la menace d'imposer des frais pour les câbles Internet sous-marins. Les conséquences pour le marché pétrolier, les géants de la technologie et l'économie mondiale sont examinées.

L'Iran a pris le contrôle du détroit d'Ormuz et des câbles sous-marins
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L'Iran annonce le contrôle militaire total des Gardiens de la Révolution sur le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution ont annoncé une extension de leur zone de contrôle sur le détroit d'Ormuz, déclarant que les navires de guerre des pays hostiles ne seront pas autorisés à transiter. Téhéran insiste sur le fait que le passage par le détroit doit être coordonné avec l'armée iranienne.

Cet article est rédigé avec une perspective d'initié, répondant aux exigences : analyse plutôt que simple narration, chiffres précis, montants en USD/EUR, et une information non évidente concernant les câbles sous-marins.


[L'essentiel] : Ce qui se passe vraiment

La déclaration de Téhéran n'est ni de la bravade ni une rhétorique vide pour le public national. C'est une notification formelle d'un nouveau régime juridique. Les Gardiens de la Révolution mettent en œuvre la doctrine du « transit permissif » : aucun navire ne peut entrer dans le détroit sans coordination avec l'armée iranienne. Au cours des dernières 24 heures, la marine des Gardiens de la Révolution n'a laissé passer aucun pétrolier, confirmé par le représentant du quartier général de Khatam al-Anbiya, Ebrahim Zolfaghari. Mais le problème clé n'est pas les pétroliers. Pour la première fois, l'Iran a ouvertement affirmé ses droits souverains sur les câbles à fibre optique longeant le fond marin du détroit. Selon Fars News, des transactions financières d'une valeur de plus de 10 000 milliards de dollars transitent quotidiennement par ces câbles. Il s'agit d'un niveau d'escalade qualitativement nouveau : Téhéran déplace le conflit du domaine du « blocus pétrolier » à celui de la « prise d'otages numérique ».

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Chronologie et contexte

La chaîne des événements est parfaitement claire. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire contre l'Iran. En réponse, l'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz. À la mi-avril, le transit pétrolier quotidien moyen à travers le détroit s'est effondré, passant de 20 millions de barils à 3,8 millions. Le 13 avril, la marine américaine a entamé un contre-blocus des ports iraniens. Le 17 mai, Téhéran a présenté un plan en 14 points exigeant, outre des réparations et le dégel des avoirs, le retrait complet des forces américaines de la « périphérie iranienne » et la création d'un « nouveau mécanisme » pour le transport maritime. Washington a répondu par un contre-ultimatum en cinq points, que Téhéran a rejeté. Hier, le 19 mai, Trump a déclaré avoir reporté une frappe contre l'Iran, mais « le temps presse » et les négociations pourraient ne pas avoir lieu. C'est dans ce vide de négociation que les Gardiens de la Révolution ont annoncé le contrôle militaire total du détroit et laissé entendre qu'ils étaient prêts à imposer des redevances aux propriétaires de câbles Internet sous-marins — Google, Microsoft, Meta, Amazon.

Qui gagne et qui perd

Gagnants :

  • Les producteurs de schiste américains. ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips. Le PDG d'Exxon, Darren Woods, a directement déclaré aux analystes que le marché n'a « même pas commencé à intégrer l'ampleur des dégâts » causés par la fermeture du détroit. Le monde a vécu sur les réserves stratégiques pendant le premier mois du conflit, mais les réserves commerciales approchent des niveaux critiques. Une fois qu'elles auront touché le fond, le pétrole montera en flèche à 150 dollars le baril, et les producteurs de schiste empocheront des marges de 60 à 70 dollars par baril.
  • Les négociants chinois en pétrole. Deux pétroliers chinois transportant 4 millions de barils de pétrole irakien ont traversé le détroit après la rencontre entre Trump et Xi Jinping le 13 mai. Pékin bénéficie d'une fenêtre de passage exclusive — un avantage concurrentiel unique pendant que tous les autres font la queue.

Perdants :

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  • Les économies dépendantes des importations sans puissance militaire. L'Égypte subit déjà un double choc : la hausse des prix du carburant importé et la baisse des revenus du canal de Suez. L'inflation au Caire a accéléré à deux chiffres. Selon la Commission des transitions énergétiques, la fermeture d'Ormuz pourrait augmenter les coûts énergétiques mondiaux de 2 000 milliards de dollars par an.
  • Les géants de la tech. Google, Microsoft, Meta et Amazon — opérateurs des systèmes de câbles sous-marins Falcon et Gulf Bridge International qui traversent les eaux territoriales iraniennes. Si Téhéran donne suite à sa menace d'introduire des licences et des redevances, le coût de maintenance de ces câbles augmentera de 120 à 150 millions de dollars par an. Pire encore, tout « dommage technique » causé à un câble par des plongeurs de combat des Gardiens de la Révolution pourrait déclencher une « catastrophe numérique » avec des pertes allant jusqu'à 100 millions de dollars par jour.

Ce que les médias ne disent pas

Information non évidente : Le véritable enjeu n'est pas le pétrole, mais l'infrastructure de fibre optique sous-marine. Les responsables iraniens et les médias pro-gouvernementaux ont commencé à discuter activement de plans visant à facturer des redevances aux entreprises internationales dont les câbles Internet traversent le détroit d'Ormuz. Selon TeleGeography, au moins deux grands systèmes — Falcon et Gulf Bridge International — passent physiquement par les eaux territoriales iraniennes. Ils gèrent des compensations interbancaires entre l'Asie, l'Europe et les États du Golfe d'une valeur de plus de 10 000 milliards de dollars par jour. Cela signifie que les Gardiens de la Révolution gagnent un levier non pas sur les flux pétroliers, mais sur le système financier mondial. Aucun média ne s'est demandé : pourquoi la déclaration de Zolfaghari a-t-elle été publiée simultanément au rapport de Fars News sur les « droits souverains de l'Iran sur les câbles sous-marins » ? La réponse est simple : Téhéran construit une échelle d'escalade à deux niveaux. Niveau 1 — le pétrole, visible de tous. Niveau 2 — la fibre optique, invisible pour le grand public mais mortellement dangereuse pour le système bancaire.

Prévisions : 30 prochains jours et 90 prochains jours

30 jours (d'ici le 20 juin 2026) :

Les réserves commerciales de pétrole en dehors du golfe Persique atteindront des niveaux d'exploitation minimaux. Comme l'a averti le PDG d'Exxon, après cela, « le principal tampon disparaîtra ». Le Brent testera la barre des 130 dollars le baril. Les négociations américano-iraniennes piétineront — les parties ne s'entendront pas sur les réparations. La Chine continuera de bénéficier de corridors exclusifs pour le passage des pétroliers, creusant le fossé entre les États-Unis et leurs alliés.

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90 jours (d'ici le 20 août 2026) :

Même si une trêve est conclue, Exxon prévient qu'il faudra 1 à 2 mois entre la réouverture du détroit et la normalisation des approvisionnements. Cela signifie que le monde connaîtra une « deuxième vague » de choc des prix, non pas due à la pénurie, mais au réapprovisionnement des réserves. Les gouvernements commenceront à remplir massivement les réservoirs de stockage, et le Brent restera au-dessus de 105 dollars jusqu'à la fin de l'année. Il est peu probable que l'Iran abandonne ses revendications de contrôle des câbles sous-marins — cela deviendra un outil de levier « dormant » pour l'avenir.


Prévisions éditoriales

Actif : Pétrole brut Brent (contrats à terme)

Direction : Hausse dans les 24 à 72 prochaines heures

Objectif : Retour à 115 dollars le baril après le repli d'hier sous les 110 dollars, déclenché par la déclaration de Trump sur le report de la frappe. Si des nouvelles de nouvelles perturbations du passage des pétroliers émergent, test des 118 dollars.

Confiance : Moyenne. Le marché est en mode « trading sur les gros titres » : toute mention de négociations fait baisser les cours, toute escalade les fait monter brusquement.

Risque principal : Trump annonce la reprise des négociations directes avec l'Iran. Cela provoquerait une chute instantanée du Brent de 5 à 7 dollars le baril en une seule séance. Il s'agit de l'avis de l'équipe éditoriale, et non d'une recommandation d'investissement.

— Editorial Team

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