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190 mille mineurs illégaux en Russie : que faire ?

Environ 190 000 mineurs illégaux ont été identifiés en Russie, tandis qu'il n'y en a que 5 500 légaux. Les autorités proposent de légaliser l'industrie dans les régions disposant d'un surplus d'énergie afin de réduire la pression sur les réseaux et d'augmenter les recettes fiscales.

190 000 mineurs illégaux : une menace ou une opportunité pour la Russie ?
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Près de 200 000 mineurs illégaux en Russie — les autorités visent à les légaliser

En Russie, environ 190 000 personnes minent des cryptomonnaies sans être officiellement enregistrées, tandis que seuls 5 500 mineurs opèrent légalement. C’est ce qu’a déclaré Anatoly Aksakov, président du Comité de la Douma d’État pour les marchés financiers. Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques : l’ampleur du mining clandestin pose de sérieux défis — de la surcharge des réseaux électriques aux pertes fiscales s’élevant à des milliards de roubles.

Pourquoi cela concerne-t-il le grand public ?

Le mining consiste à générer de nouvelles unités de cryptomonnaies à l’aide d’ordinateurs très puissants qui consomment énormément d’électricité. Imaginez quelqu’un branchant des centaines de bouilloires électriques chez vous et les allumant toutes simultanément — c’est précisément ainsi que les mineurs peuvent surcharger les réseaux locaux. Dans certaines régions de Russie, le mining a déjà été interdit afin d’éviter que les habitants se retrouvent privés d’électricité ou de chauffage.

Cependant, il existe une autre facette : dans certaines zones, il existe un surplus d’énergie inexploité. Les autorités locales envisagent donc de légaliser le mining comme moyen de transformer cet excédent électrique en revenus pour le budget.

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Que propose le gouvernement ?

Aksakov a souligné que l’objectif n’est pas d’interdire le mining, mais bien de le sortir de l’ombre. Les mineurs légaux paieraient des impôts, ce qui pourrait apporter chaque année des dizaines de milliards de roubles aux caisses de l’État. Selon lui, cette approche pourrait :

  • Réduire la pression exercée sur les réseaux électriques dans les régions surchargées ;
  • Instaurer des règles transparentes pour l’industrie ;
  • Augmenter les recettes des gouvernements fédéral et locaux.

Auparavant, Nikolai Shulginov, chef du Comité de l’énergie de la Douma d’État, avait indiqué que le mining illégal avait causé plus de 4,7 milliards de roubles de dommages l’année dernière — des fonds qui auraient pu servir à réparer des écoles, des hôpitaux ou des routes.

Comment fonctionnerait le nouveau système ?

Il est prévu d’autoriser le mining uniquement dans les régions disposant d’un surplus d’électricité, comme la Sibérie ou l’Extrême-Orient russe, où les centrales hydroélectriques produisent davantage d’énergie que celle dont ont besoin les habitants et les entreprises locales. Dans ces zones, le mining pourrait jouer le rôle d’une sorte de « soupape de sécurité » pour l’énergie, transformant l’excès de puissance en actifs numériques et en recettes fiscales.

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Il est important de noter : cela ne signifie pas que chacun pourra installer des fermes de mining chez soi. L’objectif est plutôt de créer une industrie réglementée, avec des règles claires, des exigences en matière de licences et un contrôle strict de la consommation d’énergie.

Points clés

  • La Russie compte environ 190 000 mineurs illégaux et seulement 5 500 mineurs légaux.
  • Le mining illégal a entraîné 4,7 milliards de roubles de dommages l’année dernière.
  • Les autorités entendent légaliser l’industrie, mais uniquement dans les régions disposant d’un excédent d’énergie.
  • Les recettes fiscales attendues pourraient atteindre des dizaines de milliards de roubles par an.
  • L’objectif n’est pas l’interdiction, mais la régulation afin de protéger les réseaux électriques et de renforcer les finances publiques.

Quelles conséquences pour les citoyens ordinaires ?

Si le mining est correctement légalisé, cela pourrait contribuer à réduire le risque de coupures de courant dans les zones surchargées. En outre, les recettes fiscales supplémentaires pourraient financer des programmes sociaux tels que l’éducation, la santé et l’amélioration des infrastructures. Toutefois, si aucune mesure n’est prise, les problèmes du système énergétique ne feront que s’aggraver, notamment pendant les mois d’hiver.

— Editorial Team

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