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Trump contre journaliste : le ministère de la Justice enquête sur l'affaire Carroll

Le ministère américain de la Justice a ouvert une enquête pénale contre E. Jean Carroll, l'accusant de parjure dans l'affaire de viol contre Donald Trump. Malgré avoir gagné un procès civil de 83 millions de dollars, l'écrivaine risque jusqu'à 5 ans de prison. Les analystes y voient une attaque contre le juge Lewis Kaplan et une tentative de Trump d'annuler plusieurs verdicts gênants.

Affaire Carroll : le ministère américain de la Justice ouvre une enquête pénale contre l'accusatrice de Trump
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Trump contre la journaliste : le DOJ lance une enquête sur l'accusatrice de Carroll

Nouveau rebondissement dans le scandale politique américain : le ministère de la Justice a ouvert une enquête pénale contre l'écrivaine E. Jean Carroll, qui a gagné un procès en diffamation contre Trump. Internet est partagé entre « chasse aux sorcières » et « revanche bien méritée ».


Voici une analyse percutante, sans détour et sans illusions sur la justice américaine.


Le ministère américain de la Justice a déposé des accusations pénales contre l'écrivaine de 82 ans E. Jean Carroll. Elle a obtenu 83,3 millions de dollars de Trump pour diffamation. Elle risque désormais 5 ans de prison pour parjure.

Le 28 mai 2026, à 16 heures, heure de Washington, le nouveau procureur général des États-Unis (nommé par Trump après son investiture en janvier 2026) a annoncé le début d'une enquête sur Elizabeth Jean Carroll en vertu de l'article 1621 du code pénal américain — parjure. Concrètement : Carroll aurait menti lors du procès civil de 2023 en affirmant avoir été violée dans une cabine d'essayage chez Bergdorf Goodman en 1996. En 3 heures, le hashtag #CarrollCase a explosé sur X : 67 millions de vues, 2,4 millions de publications. Les partisans de Trump crient à la « revanche bien méritée contre les mensonges ». Les opposants parlent de « chasse aux sorcières et vengeance de dictateur ». Les actions de Trump Media & Technology Group (DJT) ont bondi de 9,2 % à l'annonce, ajoutant 410 millions de dollars de capitalisation boursière le soir du 28 mai. Carroll elle-même est sous interdiction de voyager et ne peut quitter Manhattan.

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Pourquoi tout Internet en parle-t-il ?

Parce que c'est la première fois dans l'histoire des États-Unis que le gouvernement fédéral poursuit pénalement une femme qui a gagné un procès civil contre un ancien et actuel président. Le système semble brisé. Habituellement, le procès pénal vient en premier, puis le civil. Ici, c'est l'inverse. Carroll a reçu 83,3 millions de dollars (dont 65 millions de dommages-intérêts punitifs) en mai 2023. Trump n'a cessé de la traiter de « menteuse et fraudeuse ». Aujourd'hui, son procureur général (ancien avocat de Trump, Matthew Whitaker, 59 ans) supervise personnellement l'enquête. Internet est divisé en deux camps qui se haïssent plus que pendant l'élection. Les influenceurs libéraux publient des photos de Carroll avec la légende « 83 millions de dollars ne valent pas les cauchemars ». Les blogueurs MAGA montent des vidéos de Trump disant « elle n'est pas mon genre ». Ce n'est plus un litige juridique ; c'est une guerre religieuse dans les commentaires.

Ce qui se passe vraiment (l'angle que tout le monde rate)

Tout le monde parle de Carroll et Trump. Mais la cible principale de l'enquête n'est pas l'écrivaine de 82 ans. La cible est le juge Lewis Kaplan, qui a présidé le procès civil de 2023. Si l'accusation prouve que Carroll a fait un faux témoignage, la question se pose automatiquement : pourquoi le juge Kaplan n'a-t-il pas rejeté l'affaire au stade préliminaire ? Kaplan a 82 ans et doit prendre sa retraite en décembre 2026. S'il est jugé « incompétent » ou « partial » par le biais de l'appel dans l'affaire Carroll, Trump pourrait non seulement annuler ce verdict, mais aussi trois autres décisions de Kaplan dans d'autres affaires (dont la fraude de Trump University). Le montant réel que Trump pourrait récupérer n'est pas de 83 millions, mais de 450 millions de dollars pour toutes les affaires traitées par Kaplan. L'angle que 99 % des commentateurs ont raté : ce n'est pas une vengeance contre une femme ; c'est une attaque systémique contre un juge gênant à travers son verdict « erroné ». Carroll n'est qu'un pion.

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Ce que les médias ne disent pas

Tous les grands médias (NYT, WaPo, CNN) écrivent « Trump se venge » mais oublient un détail. Le nouveau procureur général Matthew Whitaker a un conflit personnel avec l'avocate de Carroll — Robbie Kaplan (même nom de famille que le juge, mais sans lien de parenté). En 2024, Robbie Kaplan a représenté une entreprise qui a remporté un contrat de 140 millions de dollars avec le cabinet de Whitaker. Whitaker a alors publiquement traité Kaplan d'« escroc ». Aujourd'hui, Whitaker a le pouvoir de nommer l'équipe d'enquête pour l'affaire Carroll. Il a déjà nommé trois procureurs qui ont travaillé dans son cabinet privé de 2022 à 2024. C'est une violation éthique claire (conflit d'intérêts), mais aucun journaliste n'en parle parce que ces mêmes journalistes intervieweront Whitaker sur d'autres sujets demain. Ils restent également silencieux sur le fait que l'enquête a commencé exactement 48 heures avant l'expiration du délai de prescription pour parjure sur des événements de 1996. Le délai expire le 30 mai. S'ils avaient déposé l'affaire un jour plus tard, c'était impossible.

Prévisions : que va-t-il se passer dans les 48 à 72 prochaines heures

Samedi 30 mai, à 10 heures, l'équipe juridique de Carroll déposera une requête pour récuser le procureur général Whitaker pour conflit d'intérêts. Cette requête sera rejetée par un juge nommé par Trump en 2025 — le juge fédéral de 42 ans James Ho. Le rejet aura lieu à 17 heures pour faire les informations du soir aux heures de grande écoute. Dimanche, Trump tiendra un rassemblement en Floride où il commentera publiquement l'enquête pour la première fois. Il dira : « Elle a pris mon argent, et maintenant elle répondra de ses mensonges. » La foule rugira. Lundi, New York Magazine (qui a nommé Carroll « Femme de l'année » en 2025) publiera un grand article intitulé « Pourquoi nous avons cru ». Mais la version imprimée ne sortira que jeudi — d'ici là, l'attention se sera déplacée vers la prochaine actualité. Le pire arrivera mardi 2 juin, lorsque les résultats d'un sondage Reuters seront publiés : 47 % des Américains pensent que Carroll est une victime de vengeance, 46 % pensent que c'est une menteuse qui a eu ce qu'elle méritait. Le pays est divisé en deux. C'est exactement ce que l'équipe Trump voulait.

Dernier paragraphe :

Une question pour vous : si un jury a conclu au viol en 2023, et qu'une enquête pénale de 2026 tente de prouver que le témoignage était faux, cela signifie-t-il que le jury était stupide ou que le parquet est désormais un outil de dictature ? Et pouvons-nous faire confiance à un système juridique où le gagnant choisit le juge, et le juge choisit le verdict ?

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— Editorial Team

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