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Les marchés européens ont augmenté : impact des négociations américano-iraniennes | Analyse

Les indices boursiers européens ont augmenté dans le contexte des progrès des négociations américano-iraniennes, malgré une baisse de 5 % du pétrole Brent. Les analystes lient ce rallye au transfert de capitaux des actifs pétroliers vers les actions, en raison des attentes de coûts énergétiques plus bas pour l'industrie européenne. Une chronologie des événements, des facteurs de risque et une prévision à 30-90 jours sont fournies.

Les marchés européens ont augmenté : progrès américano-iraniens et transfert caché du pétrole vers les actions
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Les marchés européens montent grâce aux espoirs de progrès dans les discussions américano-iraniennes

Les indices boursiers européens ont clôturé vendredi en hausse : le Stoxx Europe 600 a gagné 0,73 %, et le DAX allemand a augmenté de 1,15 %. L'optimisme des investisseurs a été soutenu par la déclaration du secrétaire d'État américain Marco Rubio concernant des tendances positives dans le développement d'un accord possible avec l'Iran.


Blitzkrieg d'Ormuz : pourquoi les marchés montent alors que le pétrole chute de 5 %, et ce qui se cache derrière

Opinion d'un analyste indépendant, 25 mai 2026

Le 24 mai, les marchés européens ont clôturé en hausse : le Stoxx Europe 600 a gagné 0,73 %, et le DAX allemand a bondi de 1,15 %. La raison : la déclaration du secrétaire d'État américain Marco Rubio sur des « tendances positives » dans les discussions avec l'Iran. Les médias présentent cela comme une histoire classique de « la géopolitique se calme — les marchés montent ».

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Mais en tant qu'analyste suivant les flux de capitaux entre les marchés des matières premières et des actions depuis trois mois, je vois autre chose. Ce qui s'est réellement passé : en 48 heures, le marché est passé du pétrole aux actions pour un volume équivalent à 15-20 milliards de dollars. Ce n'est pas de « l'optimisme ». Ce sont des hedge funds qui ferment simultanément leurs positions longues sur le pétrole et se dirigent vers les indices européens, utilisant les nouvelles sur les discussions comme déclencheur.

Décortiquons l'essence et le calendrier de ce flux caché.

[Essence] : Double jeu sur l'ouverture du détroit

Que se passe-t-il vraiment ? Derrière la façade des déclarations diplomatiques se cache un accord économique spécifique. Selon The Washington Post et la confirmation de Rubio, le protocole d'accord comprend un point clé : l'Iran ouvre le détroit d'Ormuz dans les 30 jours suivant la signature.

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Rappel : le détroit est fermé depuis le 28 février 2026, date du début de l'escalade. Avant le conflit, environ 20 % des approvisionnements mondiaux de pétrole y transitaient. Pendant trois mois, les prix mondiaux du pétrole se sont maintenus dans une fourchette de 105 à 115 dollars, car le marché intégrait une prime de risque de 25 à 30 dollars par baril.

Maintenant, cette prime commence à s'effondrer. Le matin du 25 mai, le Brent a chuté de 3 à 5 % pour atteindre 95 à 97 dollars le baril. Le WTI à 90,85 dollars. Et ce n'est que le début.

Aperçu non évident :

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La principale raison du rallye des marchés européens n'est pas seulement la « paix », mais une baisse des coûts opérationnels pour l'industrie européenne. L'Europe est un importateur net d'énergie. Chaque baisse de 10 dollars du Brent permet à l'industrie de l'UE d'économiser environ 8 milliards d'euros par mois sur le carburant et l'électricité. Ce sont ces économies attendues que le marché intègre déjà dans les actions comme Siemens, BASF et Airbus. Le DAX a augmenté de 1,15 % non pas parce que les Allemands sont heureux de la paix, mais parce que la rentabilité de leurs exportations se rétablit.

Calendrier et contexte : Du « progrès » aux alternatives

Reconstituons la chaîne des événements des dernières 72 heures :

22 mai 2026 : Rubio mentionne pour la première fois des « progrès » dans les discussions. Les marchés réagissent faiblement — trop de faux départs.

23 mai 2026 : Trump déclare publiquement qu'un accord de paix avec l'Iran est « largement convenu ». C'est un signal sérieux.

24 mai 2026 : Rubio précise : « Il y a une base assez solide sur la table... Nous espérons pouvoir y parvenir. » Il ajoute également une réserve importante : les États-Unis sont prêts à utiliser des « alternatives » si l'accord n'est pas bon. Autrement dit, la porte d'un scénario militaire reste ouverte.

25 mai 2026 (aujourd'hui) : Le matin, le Brent tombe sous les 95 dollars. Parallèlement, des détails émergent : l'Iran exige une compensation pour l'ouverture du détroit et la levée des sanctions avant la signature de l'accord final. Le Premier ministre israélien Netanyahu déclare que tout accord doit inclure le démantèlement des installations nucléaires iraniennes.

Le marché est pris dans un dilemme : d'un côté, des progrès réels ; de l'autre, une liste croissante de demandes non résolues.

Qui gagne et qui perd

Cette redistribution des capitaux a déjà créé des gagnants et des perdants clairs.

Gagnants :

  • Les indices boursiers européens (DAX, CAC 40, FTSE 100). Les investisseurs achètent l'Europe comme bénéficiaire de l'énergie bon marché. Le DAX a déjà gagné 1,2 % vendredi, et ce n'est pas la limite.
  • Les compagnies aériennes et la logistique. Deutsche Lufthansa, Air France-KLM, Maersk. La baisse du carburéacteur et des coûts de fret réduit directement les dépenses opérationnelles de 8 à 12 %.
  • Les importateurs de pétrole indiens et chinois. Ils ne sont pas directement négociés sur les bourses européennes, mais leurs devises se renforcent grâce aux nouvelles de matières premières bon marché.

Perdants :

  • Les sociétés pétrolières (Shell, BP, TotalEnergies). Leurs actions chuteront de 3 à 5 % lundi-mardi suivant les contrats à terme sur le Brent. Leurs réserves de pétrole valent moins, et les revenus futurs diminuent.
  • Le rouble russe. Pas de corrélation directe, mais le pétrole bon marché pèse sur les recettes budgétaires de la Russie, affaiblissant le rouble à moyen terme.
  • Les producteurs de schiste américains (EOG Resources, Pioneer Natural). Leur prix d'équilibre est de 65 à 70 dollars. Avec le Brent sous les 95 dollars, leurs marges se réduisent, bien qu'il n'y ait pas encore de pertes.

Ce que les médias ne disent pas

Trois circonstances importantes actuellement absentes des gros titres.

1. L'accord est temporaire, pas permanent.

Le projet divulgué fait référence à un accord temporaire de 6 à 12 mois. Ce n'est pas un traité de paix. C'est un cessez-le-feu avec un délai. Le marché agit comme si le problème était résolu pour toujours. En réalité, dans six mois, les discussions pourraient reprendre de zéro, et le pétrole revenir à 110 dollars.

2. Les actifs iraniens sont toujours gelés, et c'est un obstacle.

L'Iran insiste pour dégeler ses actifs (estimés à 6-10 milliards de dollars) avant de signer le protocole d'accord final. Les États-Unis ne sont pas d'accord. Ce point pourrait faire échouer l'accord à la ligne d'arrivée.

3. L'infrastructure du détroit est endommagée.

Même si Téhéran dit « oui » demain, la capacité du détroit d'Ormuz ne se rétablira pas immédiatement. Les analystes de MST Marquee estiment que la réparation des terminaux et l'assurance des pétroliers prendront 4 à 6 semaines. Jusqu'en juin, il n'y aura pas de flux pétrolier complet. Ainsi, la baisse actuelle des prix est à 80 % psychologique, pas physique.

Prévisions : 30 et 90 prochains jours

30 jours (juin 2026) :

Date clé : signature du protocole d'accord (provisoirement du 5 au 10 juin, si les discussions ne s'effondrent pas). Immédiatement après, le Brent pourrait chuter à 88-90 dollars le baril. Les marchés européens recevront un nouvel élan : le DAX pourrait atteindre un sommet historique autour de 21 500 points. Mais attention : d'ici fin juin, lorsque l'euphorie s'estompera, une correction de 3 à 5 % commencera — les marchés réaliseront que l'accord est temporaire.

90 jours (août 2026) :

D'ici août, l'effet de l'ouverture du détroit sera pleinement intégré. Le Brent se stabilisera dans la fourchette de 85 à 90 dollars. Les marchés européens se tourneront vers d'autres moteurs — la stagflation de la zone euro (baisse du PMI, hausse de l'inflation, comme indiqué dans les rapports précédents) et les décisions de taux de la Fed. Si l'accord iranien s'effondre avant août (probabilité de 30 à 35 %), le Brent reviendra instantanément à 110 dollars, et le DAX perdra 8 à 10 %.

Prévisions éditoriales

Actif : Pétrole brut Brent (contrats à terme d'août).

Direction : Baisse continue dans les 24 à 48 prochaines heures, puis consolidation.

Niveaux clés : Niveau actuel 95-97 dollars. Support à 90 dollars (niveau psychologique), s'il est cassé, 87 dollars. Résistance à 100 dollars (un retour au-dessus possible seulement si les discussions échouent).

Confiance : Élevée (75 %) — le marché a déjà commencé à bouger, et la dynamique de vente persistera jusqu'à la signature officielle du protocole d'accord.

Risque principal : Un durcissement soudain de la position de l'Iran sur la question nucléaire ou un nouvel incident dans le détroit (par exemple, saisie de pétrolier). Dans ce cas, le Brent ferait un virage à 180 degrés et monterait à 105-108 dollars en une journée.

Ceci est une opinion éditoriale et ne constitue pas un conseil en investissement.

— Editorial Team

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