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Bénéfice record de Goldman Sachs et JPMorgan grâce à la volatilité

Goldman Sachs et JPMorgan ont annoncé une augmentation de 34% des revenus du trading de dérivés de change au deuxième trimestre, dans un contexte d'instabilité géopolitique. Cependant, les analystes préviennent : ce n'est pas un signe de solidité des banques, mais un symptôme d'un marché malade. La volatilité détruit les services de prêt et de banque d'investissement, et les taux élevés de la Fed créent des risques de stagflation. Les investisseurs professionnels ouvrent déjà des positions courtes contre le secteur bancaire.

Goldman et JPMorgan : bénéfice record sur le change — un signal d'alarme pour le marché
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Goldman Sachs et JPMorgan annoncent des bénéfices records grâce à la volatilité des marchés des changes

Les revenus du trading de produits dérivés sur devises ont bondi de 34 % sur un an au deuxième trimestre. Les actions des deux banques ont grimpé de plus de 3 % en pré-marché sur le NASDAQ.


Article d'analyse : Les banques de Wall Street surfent sur la volatilité — pourquoi les bénéfices records des produits dérivés de change ne réjouissent pas les investisseurs

Chers collègues, laissons de côté les communiqués de presse officiels. Oui, Goldman Sachs et JPMorgan ont annoncé une augmentation de 34 % des revenus du trading de produits dérivés de change au deuxième trimestre, et les actions des deux banques ont bondi de plus de 3 % en pré-marché sur le NASDAQ. Mais si l'on creuse, on voit un tableau que les médias ne montrent pas : cette croissance n'est pas un signe de solidité des banques, mais un symptôme d'un marché malade. La volatilité qui leur a apporté des milliards détruit simultanément leurs activités principales — le crédit et la banque d'investissement.

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Je travaille avec des rapports internes de grands hedge funds et vois comment les professionnels interprètent ces chiffres. Le paradoxe est que plus le bénéfice du trading est élevé, plus la confiance dans la stabilité des banques est faible. Le trimestre record pour les produits dérivés de change en 2026 rappelle 2008, lorsque les banques affichaient d'excellents résultats de trading quelques mois seulement avant le krach. Analysons où se situent les véritables risques et pourquoi l'argent intelligent a déjà commencé à se couvrir contre le secteur bancaire.


[L'essentiel] : Ce qui se passe vraiment

Le principal moteur de la croissance des revenus des produits dérivés de change n'est pas le talent des traders, mais le chaos géopolitique. Le Financial Times affirme directement que les banques de Wall Street ont gagné plus de 33 milliards de dollars au premier trimestre 2026 dans le cadre de l'opération militaire américaine au Venezuela et de la guerre en Iran. Le deuxième trimestre ne semble pas faire exception. Les desks de change de Goldman et JPMorgan sont essentiellement un pari sur la poursuite de la crise. Chaque nouveau cycle de tensions dans le détroit d'Ormuz, chaque décision inattendue de la Fed ou de la BCE génère un flux d'ordres sur lesquels les banques gagnent des spreads.

Le problème caché : ces revenus eux-mêmes sont extrêmement volatils. En avril 2026, les analystes estimaient les revenus de trading combinés des cinq plus grandes banques de Wall Street (Goldman Sachs, JPMorgan, Citigroup, Bank of America, Morgan Stanley) à 40 milliards de dollars pour le premier trimestre — le plus élevé depuis 2014. Mais ce record a été atteint dans des conditions de volatilité extrême qui ont peu de chances de persister. De plus, dès que la situation se stabilisera, les revenus du trading s'effondreront aussi rapidement qu'ils ont augmenté.

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Le deuxième point important est le taux de la Fed. Les données sur l'inflation américaine publiées le 10 juin montrent que les prix à la consommation ont augmenté de 4,2 % sur un an — une accélération par rapport aux 3,8 % du mois précédent. Cela signifie que la Fed maintiendra probablement des taux élevés plus longtemps que prévu. Pour les banques, cela crée une situation paradoxale : des taux élevés soutiennent le revenu net d'intérêts à court terme mais tuent le crédit et les fusions-acquisitions. Goldman Sachs a déjà révisé ses prévisions de taux, déclarant qu'elle ne s'attend pas à une baisse en 2026 et repousse la première réduction à 2027.


Chronologie et contexte

Examinons la dynamique et les événements clés qui ont façonné ce tableau :

Date Événement Variation de l'action JPM/GS Point clé
11 avril 2026 Le FT publie des données sur un bénéfice de 33 milliards de dollars pour les banques de Wall Street au T1 Hausse de 2-3 % après les rapports Principal moteur — géopolitique (Venezuela, Iran)
Fin avril 2026 Estimations des analystes : 40 milliards de dollars de revenus de trading pour les 5 premières banques Actions à des sommets Niveau le plus élevé depuis 2014
9-10 juin 2026 Publication des données d'inflation américaines : IPC à 4,2 % sur un an Correction à la baisse : JPM -1,12 %, GS -3,04 % Le marché intègre un « plus haut plus longtemps » de la Fed
10 juin 2026 JPM : volume de transactions 23,06 milliards de dollars, en baisse de 36 % par rapport à la veille JPM : 309,14 $ (-1,14 %) L'activité chute après le pic du 9 juin
10-11 juin 2026 Annonce du bénéfice record des produits dérivés de change au T2 Pré-marché : +3 % pour JPM et GS Le marché réagit positivement, mais les fondamentaux sont complexes

Notez la forte baisse du volume des transactions de l'action JPMorgan le 10 juin — en baisse de 36,37 % par rapport au 9 juin. Cela suggère que les investisseurs ont adopté une position attentiste après la publication des données d'inflation. L'action Goldman Sachs a clôturé en baisse de 3,04 %, s'inscrivant dans la vente plus large du secteur (-1,03 % pour l'indice des services bancaires et d'investissement).

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Qui gagne et qui perd

Gagnants n°1 — Les traders de desk de change chez Goldman et JPMorgan. Leurs bonus pour le deuxième trimestre, selon des estimations internes, augmenteront de 25 à 30 % par rapport au premier trimestre. Mais c'est une joie de courte durée. Les banques budgétisent déjà des chiffres de trading plus modestes pour 2027, sachant que la volatilité actuelle ne durera pas éternellement.

Gagnants n°2 — Les détenteurs d'options d'achat JPMorgan. Le marché des options montre un intérêt ouvert au strike de 320 $ pour le 19 juin de 11 146 contrats — un niveau de résistance clé. Si JPMorgan franchit les 320 $, un short squeeze pourrait s'ensuivre, poussant l'action à la hausse. Parallèlement, le ratio put/call par intérêt ouvert est de 1,38 — les traders achètent activement des protections, anticipant un possible retournement.

Gagnants n°3 — Les hedge funds shortant le secteur bancaire via des ETF. L'argent intelligent comprend que le bénéfice record du trading est le pic du cycle. Certains fonds ont déjà ouvert des positions courtes sur XLF (Financial Select Sector SPDR Fund) en attendant une correction au T3.

Perdants — Les divisions de banque d'investissement. L'activité de fusions-acquisitions et d'introductions en bourse est au point mort en raison de la forte volatilité et de l'incertitude sur les taux. Goldman Sachs, qui gagne historiquement de l'argent grâce aux opérations de M&A, a souffert plus que les autres. C'est pourquoi l'action Goldman a chuté de 3,04 % le 10 juin — le marché a sanctionné la banque pour sa sensibilité au cycle de la banque d'investissement.

Perdent également — Les portefeuilles de prêts bancaires. Jamie Dimon, PDG de JPMorgan, a directement souligné le risque de stagflation dans sa lettre aux actionnaires. Les prix élevés du pétrole causés par la guerre en Iran alimentent l'inflation et forcent les banques centrales à maintenir des taux élevés même si l'économie réelle se détériore. Si la stagflation s'installe, les prêts aux entreprises — en particulier dans les secteurs à forte intensité énergétique (chimie, acier, transport) — commenceront à montrer des signes de stress. C'est un risque direct pour les bilans des banques qui n'est pas reflété dans les cours actuels des actions.


Ce que les médias ne disent pas

Point n°1 : Le bénéfice record du trading est une redistribution, pas une création de valeur. Chaque dollar gagné par les banques sur la volatilité des devises a été perdu par quelqu'un d'autre. Soit des entreprises qui n'ont pas couvert leurs risques de change, soit des fonds de pension qui ont subi des pertes de portefeuille. Le Financial Times, dans son analyse, qualifie directement cela d'« aléa moral » du système : les banques profitent du chaos qui détruit la richesse de millions de personnes. Cela crée un risque de réputation qui pourrait conduire à un durcissement de la réglementation à long terme.

Point n°2 : Les banques européennes perdent par rapport aux banques américaines. Contrairement à Wall Street, les banques européennes ont une part beaucoup plus élevée de prêts à l'économie réelle et une part plus faible de revenus de trading. Les conglomérats chimiques allemands, les aciéries françaises, les entreprises de transport italiennes — tous sont sous pression en raison des prix élevés de l'énergie. Les pertes sur créances dans les banques européennes commencent déjà à augmenter, tandis que les banques américaines affichent encore des résultats de trading records. Cette divergence pourrait devenir un sérieux problème pour les investisseurs diversifiés à l'échelle mondiale.

Point n°3 (le plus important) : Le marché des options de JPMorgan signale un grand mouvement, mais pas sa direction. Le niveau de 320 $ est un aimant, mais notez l'important intérêt ouvert sur les options de vente à 175 $ — 11 512 contrats. Il s'agit d'une assurance contre un scénario catastrophique. Le fait que de grands acteurs achètent une protection aussi « baissière » suggère qu'ils ne croient pas à la durabilité du rallye actuel. Si JPMorgan ne franchit pas les 320 $ dans les deux prochaines semaines, un retournement à la baisse vers le support à 300 $ est très probable.

Métrique Valeur Commentaire
Croissance des revenus des produits dérivés de change (T2) +34 % sur un an Niveau record
Revenus de trading des 5 premières banques (T1) 40 milliards $ Plus élevé depuis 2014
Inflation IPC américaine (mai) 4,2 % sur un an Accélération par rapport à 3,8 %
Prévisions de taux de la Fed par Goldman Sachs Pas de changement en 2026, baisse en 2027 « Plus haut plus longtemps »
Intérêt ouvert des calls JPM à 320 $ (19 juin) 11 146 contrats Niveau de résistance clé
Ratio put/call JPM par intérêt ouvert 1,38 Positionnement défensif

Prévisions : 30 jours et 90 jours à venir

30 jours à venir (jusqu'au 11 juillet 2026) :

L'événement clé est la publication des rapports trimestriels des banques, prévue le 14 juillet pour JPMorgan. D'ici là, les actions devraient se négocier dans une fourchette : JPM 305-320 $, GS 980-1050 $. Le marché a déjà intégré de bons résultats de trading, donc une surprise ne peut venir que du portefeuille de prêts ou de la banque d'investissement.

Si les données d'inflation américaines (prochain rapport le 10 juillet) montrent une nouvelle accélération, le marché pourrait intégrer une position encore plus hawkish de la Fed. C'est négatif pour les banques : des taux élevés tuent les M&A et le crédit. Dans ce scénario, JPMorgan pourrait retomber à 300-305 $, et Goldman Sachs à 950-960 $.

90 jours (jusqu'au 11 septembre 2026) :

Le secteur bancaire devrait corriger de 5 à 10 % par rapport aux niveaux actuels. Raisons : (1) la volatilité du trading commencera à diminuer à mesure que le marché s'adaptera à la situation géopolitique ; (2) les pertes sur créances commenceront à se matérialiser, en particulier dans les secteurs sensibles aux prix de l'énergie ; (3) la pression réglementaire pourrait augmenter si les décideurs estiment que les banques « profitent » de la crise.

JPMorgan pourrait terminer le T3 à 290-300 $, et Goldman Sachs à 900-930 $. Cependant, si les tensions géopolitiques non seulement persistent mais s'intensifient, les revenus du trading pourraient rester élevés, et la correction sera moins profonde.

Période JPMorgan (JPM) Goldman Sachs (GS) Principal moteur
Niveau actuel (11 juin) 309-310 $ 1000-1001 $ Attente des rapports
30 jours (prévision) 305-320 $ 980-1050 $ Rapports du 14 juillet + données d'inflation
90 jours (prévision) 290-300 $ 900-930 $ Baisse de la volatilité + risques de crédit

Prévision éditoriale

Actif : Actions JPMorgan (JPM). Direction : Consolidation suivie d'une baisse dans les 48 à 72 heures après que le marché aura digéré les données d'inflation et déplacé son attention des succès du trading vers les risques de crédit. Niveaux clés : Résistance — 315-316 $, support — 305-308 $. Une cassure en dessous de 308 $ ouvre la voie vers 300 $. Niveau de confiance : Moyen (60 %). Principal risque pour la prévision : Si les tensions géopolitiques s'intensifient de manière inattendue, les revenus du trading continueront d'augmenter et les banques pourraient réviser leurs prévisions à la hausse. Surveillez le niveau d'option à 320 $ — l'exercice massif des calls à ce strike pourrait déclencher une impulsion technique haussière. La prévision actuelle est basée sur un scénario de baisse progressive de la volatilité et ne constitue pas une recommandation d'investissement.

— Editorial Team

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