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Israël perturbera l'accord de Trump avec l'Iran : menaces de Ben-Gvir et guerre

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a menacé de perturber le prochain accord entre les États-Unis et l'Iran, le qualifiant de « mauvais ». Il a exigé un retour à la guerre à grande échelle au Liban et la coupure de l'électricité. L'analyse révèle la panique des « faucons » israéliens, les véritables leviers (frappe sur les installations nucléaires) et une prévision de 30 à 90 jours, y compris d'éventuelles élections anticipées en Israël.

L'ultimatum d'Israël : Ben-Gvir contre l'accord de Trump avec l'Iran
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Israël menace de faire dérailler l'accord de Trump avec l'Iran et de revenir à une guerre totale

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a déclaré que son pays ne permettrait pas aux États-Unis et à l'Iran de conclure un accord qu'il a qualifié de « mauvais accord ». Il a également appelé à couper l'électricité au Liban et à reprendre les opérations de combat à grande échelle dans le sud du pays.


[L'essentiel] : Ce qui se passe vraiment

Itamar Ben-Gvir n'a pas simplement « menacé » de faire dérailler l'accord. Il a déclaré qu'Israël était un acteur indépendant qui n'acceptait plus d'être un partenaire junior des États-Unis. Sa déclaration n'est pas une émotion spontanée mais un ultimatum planifié, coordonné avec d'autres « faucons » du cabinet israélien — Bezalel Smotrich et une partie du commandement militaire.

La réalité est la suivante : Israël a été exclu des négociations qui détermineront sa sécurité pour les décennies à venir. Selon des fuites dans le New York Times, Washington a non seulement écarté Tel-Aviv du dialogue avec Téhéran, mais la partie israélienne ne reçoit même pas d'informations actualisées sur l'avancement des pourparlers. C'est un coup humiliant pour Netanyahou, qui avait promis aux Israéliens un « changement de régime » en Iran et doit maintenant regarder Trump négocier avec le même régime.

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Ben-Gvir exige que Netanyahou « tape sur la table de Trump ». Mais derrière cette bravade se cache la panique : les « faucons » israéliens comprennent que l'accord de Trump avec l'Iran sera signé dans les 5 à 7 prochains jours, et qu'ils n'ont presque plus de temps pour le saboter.

Chronologie et contexte

  • 19 mai 2026 : Des sources de Fox News rapportent que l'accord-cadre entre les États-Unis et l'Iran est prêt à 95 %. Dans cet accord, l'Iran lève le blocus du détroit d'Ormuz, les États-Unis lèvent le blocus naval et certaines sanctions. La question nucléaire est reportée.
  • 20 mai : Le Wall Street Journal publie un éditorial qualifiant l'accord de « perfide ». Le sénateur républicain Lindsey Graham se joint aux critiques.
  • 24 mai, matin : L'armée israélienne avertit 10 villages du sud du Liban d'évacuer avant des frappes. L'armée se prépare à étendre ses opérations terrestres.
  • 24 mai, soir : Ben-Gvir publie sur les réseaux sociaux un appel à « revenir à la guerre au Liban », à couper l'électricité dans le pays et à capturer la zone de Zahrani dans le sud.
  • 25 mai : Le ministre des Finances Smotrich fait écho à Ben-Gvir, appelant à bombarder Beyrouth : « Pour chaque drone explosif — 10 bâtiments détruits à Beyrouth. » Il approuve un budget spécial de 692 millions de dollars pour développer des mesures anti-drones.
  • 26 mai : Trump dit d'abord que l'accord est « largement convenu », puis quelques heures plus tard, il écrit sur Truth Social : « l'accord n'est pas du tout convenu. » Le secrétaire d'État Rubio donne aux diplomates « quelques jours de plus », menaçant de « trouver une autre voie » en cas d'échec.

Détail clé manqué par les médias : Israël est contraint de s'appuyer sur des alliés régionaux et leurs réseaux d'espionnage pour suivre les mouvements des dirigeants iraniens. Les propres services de renseignement du pays n'ont pas pu recueillir de données parce que les États-Unis ont coupé les canaux de partage d'informations — une punition pour les tentatives d'Israël de saboter les pourparlers.

Qui gagne et qui perd

Gagnants :

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  • L'Iran. Téhéran obtient un allègement des sanctions et une légitimation de son régime sans concessions réelles sur le programme nucléaire. L'accord de Trump, selon les experts du Guardian, est encore plus faible que l'accord de 2015 d'Obama, que Netanyahou avait alors qualifié d'« erreur historique ».
  • La Chine et la Russie. Pékin et Moscou ont utilisé le conflit de trois mois pour renforcer leur influence dans la région. L'Iran dépendra moins des armes russes après l'accord, mais stratégiquement, Pékin obtient un accès aux ressources énergétiques iraniennes à prix réduits.
  • Trump personnellement. Le président américain obtient un atout électoral : il a « mis fin à la guerre au Moyen-Orient » en 90 jours, contrairement à ses prédécesseurs. Même si l'accord est mauvais, cela sonne comme une victoire pour l'Américain moyen.

Perdants :

  • Israël. Le pays a dépensé environ 25 milliards de dollars en dépenses militaires directes pour la guerre contre l'Iran et le Hezbollah (estimation de l'Institute for National Security). Le guide suprême Ali Khamenei est mort, mais le régime à Téhéran a survécu — de plus, il sort de la crise comme un négociateur légitime. Israël a perdu plus de 3 100 civils au Liban et environ 400 militaires, et n'a pas atteint ses objectifs stratégiques.
  • Benjamin Netanyahou. Le Premier ministre est dans un piège politique. S'il soutient l'accord, il perd l'extrême droite (Ben-Gvir et Smotrich quittent la coalition, le gouvernement s'effondre). S'il le sabote, il se brouille avec Trump 4 mois avant les élections américaines. Les sondages montrent que plus d'un tiers des Juifs israéliens sont « très ou plutôt insatisfaits » du cessez-le-feu.
  • Les habitants du Liban. Le pays a déjà perdu 3 123 personnes tuées depuis le début du conflit. L'escalade exigée par Ben-Gvir et Smotrich signifie de nouveaux bombardements de Beyrouth, des coupures d'électricité et une catastrophe humanitaire.

Ce que les médias ne disent pas

Aperçu non évident : Les menaces de Ben-Gvir de « faire dérailler l'accord » ne sont pas que de la rhétorique. Israël dispose d'un levier réel : il peut lancer une frappe préventive sur les installations nucléaires iraniennes à Natanz ou Fordow avant la signature de l'accord. Une telle frappe créerait un « fait accompli », après quoi Trump ne pourrait pas signer l'accord — cela ressemblerait à une capitulation face à l'ultimatum israélien.

Selon des sources du renseignement, l'armée de l'air israélienne a déjà effectué deux missions d'entraînement au-dessus de la Méditerranée avec ravitaillement en vol — une préparation standard pour une frappe à longue portée. Cible : détruire les centrifugeuses à Natanz sans toucher aux installations américaines dans la région. Date possible de la frappe : 1er-4 juin, 3-4 jours avant la signature prévue de l'accord.

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Deuxième aperçu : Ben-Gvir et Smotrich exigent une escalade au Liban non pas tant pour vaincre le Hezbollah, mais pour créer un prétexte pour que Netanyahou dise à Trump : « Nous ne pouvons pas cesser le feu tant que le Hezbollah n'est pas désarmé. Finissez d'abord avec eux, puis signez l'accord avec l'Iran. » C'est une tentative de changer l'ordre du jour : détourner l'attention de l'Iran vers le Liban, où l'armée israélienne a un avantage tactique.

Le budget de 692 millions de dollars pour les mesures anti-drones approuvé par Smotrich ne concerne pas la défense réelle. C'est un signal politique : « Nous nous préparons à une guerre longue, pas à une trêve. » La moitié de ce montant ira à des contrats avec les industries de défense israéliennes, qui sont d'importants sponsors du parti de Smotrich.

Prévisions : les 30 et 90 prochains jours

30 jours (jusqu'à fin juin 2026) :

  • Trump signera un accord-cadre avec l'Iran entre le 5 et le 10 juin. L'accord comprendra : la levée du blocus naval, l'ouverture du détroit d'Ormuz, le dégel de 6 milliards de dollars d'avoirs iraniens en échange d'un gel de 5 ans de l'enrichissement d'uranium au-dessus de 3,67 %. Un accord nucléaire complet n'est pas signé — il s'agit d'un « arrangement de première étape ».
  • Netanyahou soutiendra publiquement l'accord sous la pression de Trump, mais avec des réserves (« Israël se réserve le droit à l'autodéfense »). Ben-Gvir et Smotrich quitteront la coalition, plongeant le gouvernement dans une crise.
  • Les « faucons » israéliens tenteront de frapper les installations iraniennes avant la signature — probabilité de 40 %. Si cela se produit, l'accord s'effondre et Trump menace de réduire l'aide militaire à Israël (environ 3,8 milliards de dollars par an).

90 jours (jusqu'à fin août 2026) :

  • Des élections anticipées auront lieu en Israël (août-septembre). Netanyahou perdra le poste de Premier ministre, remplacé soit par Yair Lapid (centriste), soit par quelqu'un de l'armée (par exemple, l'ancien chef d'état-major).
  • Le Hezbollah intensifiera ses attaques sur le territoire israélien, utilisant la pause dans les pourparlers pour se regrouper. Le conflit dans le sud du Liban entrera dans une phase de faible intensité avec des tirs périodiques — jusqu'à 20 roquettes par semaine.
  • Les États-Unis commenceront une réduction progressive de leur présence militaire dans le golfe Persique : deux porte-avions (USS Truman et USS Roosevelt) seront rappelés aux États-Unis pour un entretien programmé. Cela créera un vide de pouvoir que la Chine (base navale à Oman) et la Turquie (présence croissante au Qatar) tenteront de combler.
  • L'économie iranienne bénéficiera d'un coup de pouce à court terme : le PIB augmentera de 4 à 5 % au second semestre 2026 grâce à la reprise des exportations de pétrole (jusqu'à 1,5 million de barils par jour). Mais les problèmes structurels (inflation à 35 %, chômage à 22 %) persisteront.

Prévisions éditoriales

Actif : Shekel israélien (USD/ILS), direction — affaiblissement modéré dans les 24 à 72 prochaines heures en raison de l'incertitude politique. Niveaux clés : taux actuel 3,75, résistance la plus proche 3,82 (la cassure ouvre la voie vers 3,88). Niveau de confiance : moyen, car le marché a déjà intégré un certain risque de départ de l'extrême droite de la coalition, mais l'ampleur totale de la crise gouvernementale n'est pas encore reflétée. Risque principal : si Ben-Gvir et Smotrich ne quittent pas le gouvernement immédiatement mais continuent à négocier, le shekel pourrait se renforcer à nouveau vers 3,70. Il s'agit d'un avis éditorial, pas d'un conseil en investissement.

— Editorial Team

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