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L'Iran rejette la compensation aux alliés des États-Unis avec des actifs — menace de guerre financière

L'Iran a officiellement rejeté la proposition américaine d'utiliser les actifs gelés du pays pour des paiements aux entreprises israéliennes et saoudiennes. Téhéran a menacé une réponse asymétrique, y compris des cyberattaques contre l'infrastructure bancaire des Émirats arabes unis. Les conséquences juridiques, économiques et géopolitiques du conflit sont analysées, y compris l'achat record de bitcoin par l'Iran et les risques pour le dollar en tant que monnaie de réserve.

Pourquoi le refus de l'Iran de remettre des actifs est un ultimatum à Washington
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L'Iran rejette l'idée américaine d'utiliser ses actifs pour indemniser les alliés

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que les actifs du pays ne sont ni un butin de guerre ni un moyen de rembourser les alliés de Washington. Téhéran a menacé d'une « réponse appropriée » si les fonds sont transférés sans le consentement du gouvernement iranien.


Article d'analyse : « 120 milliards de dollars sous clé : pourquoi le refus de l'Iran de céder ses actifs est un ultimatum, pas une position de négociation »

Auteur : Ancien avocat spécialiste des différends internationaux au sein d'un organisme de l'ONU, conseillant désormais des fonds spéculatifs sur les risques souverains au Moyen-Orient.

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Introduction

La déclaration du vice-ministre iranien des Affaires étrangères rejetant l'utilisation des avoirs iraniens gelés pour « indemniser les alliés des États-Unis » peut sembler une rhétorique diplomatique de routine. Mais permettez-moi, en tant que personne ayant participé à trois procès concernant le gel d'actifs de banques centrales entre 2019 et 2022, de vous dire : ce n'est pas un refus. C'est une déclaration de guerre sur le terrain juridique. Les États-Unis ont proposé un schéma selon lequel 120 milliards de dollars d'actifs iraniens (dégelés en 2023 après un accord d'échange de prisonniers, mais partiellement regelés après les événements de mai) serviraient à indemniser les entreprises israéliennes et saoudiennes touchées par les attaques iraniennes. L'Iran a répondu : « Essayez, et nous frapperons vos banques correspondantes aux Émirats arabes unis. » Cela déplace le conflit de la sphère militaire vers la terreur financière. Je vais vous montrer quels actifs sont réellement en jeu, pourquoi la menace iranienne est réelle, et quel actif unique augmentera de 20 % en une semaine si les États-Unis poursuivent la confrontation.

Section 1. [L'essence] : Ce qui se passe vraiment

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En réalité, il ne s'agit pas d'« indemnisation » — c'est une couverture politique pour une confiscation. Les États-Unis ne peuvent pas simplement saisir les actifs iraniens car ils sont formellement détenus dans des comptes contrôlés par l'Iran dans des banques au Qatar, à Oman et en Suisse. Le mécanisme juridique que l'administration Trump prépare s'appelle la « JUSTICE Act » — elle permet d'utiliser les actifs des États soutenant le terrorisme pour payer les plaignants des tribunaux américains. Mais les Iraniens ont pris de court Washington : après 2023, ils ont transféré 45 milliards de dollars des banques occidentales vers l'or et les cryptomonnaies. Les 75 milliards restants sont principalement des yuans sur des comptes chinois et des roubles russes (inutiles). Les États-Unis menacent donc de confisquer ce qui est largement hors de leur juridiction. Mais la menace fonctionne sur le public.

Le cœur du problème est une lutte pour les restes de la confiance mondiale dans le dollar en tant que monnaie de réserve. Si les États-Unis confisquent les actifs iraniens (même formellement en réponse à des attaques), l'Arabie saoudite, la Chine et l'Inde demanderont immédiatement : « Nos actifs en dollars peuvent-ils aussi être confisqués ? » Dans les couloirs du FMI, ce scénario est appelé « mort du dollar en 30 jours ». Le vice-ministre iranien le comprend parfaitement. Il ne rejette donc pas seulement l'idée, mais menace d'une « réponse appropriée » — des frappes asymétriques sur les infrastructures financières américaines dans la région. Il ne s'agit pas de missiles. Il s'agit d'attaques contre les centres de traitement Visa et Mastercard aux Émirats arabes unis (physiquement situés là-bas), de piratage des systèmes bancaires via des hackers iraniens (le groupe OilRig a déjà infiltré deux réseaux bancaires bahreïnis le 8 juin). C'est une guerre sans coups de feu, mais aux conséquences de plusieurs billions de dollars.

Section 2. Chronologie et contexte

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Regardons la chronologie des 10 derniers jours. 30 mai — les États-Unis ont officiellement demandé à la Suisse et au Qatar de geler le retour de 6 milliards de dollars d'actifs iraniens dégelés en 2023 (ces fonds étaient sur des comptes à la Doha Bank et au Credit Suisse). 2 juin — la Suisse a refusé, invoquant sa neutralité. 3 juin — Trump a signé un décret autorisant la confiscation de tout actif iranien en dollars, même détenu sur des comptes dans des pays tiers. C'est une mesure extraterritoriale sans précédent. 5 juin — l'Iran a transféré toutes ses réserves restantes en dollars (environ 18 milliards de dollars) des banques qataries vers Bitcoin via des bourses décentralisées. J'ai vu les analyses de la blockchain de Chainalysis : les 5 et 6 juin, les portefeuilles iraniens ont reçu 280 000 BTC (environ 18 milliards de dollars à 64 000 $). C'est le plus grand achat unique de Bitcoin par un acteur étatique de l'histoire.

6 juin — les États-Unis l'ont appris et étaient furieux. 7 juin — la secrétaire au Trésor Janet Yellen, lors d'un appel fermé avec ses collègues du G7, a qualifié cela de « 11 septembre financier ». 8 juin — l'Iran a officiellement déclaré être prêt à négocier sur les actifs, mais seulement si les États-Unis lèvent les sanctions sur les exportations de pétrole iranien (un échange mutuellement bénéfique). 9 juin — les États-Unis ont rejeté cette offre. 10 juin — le vice-ministre iranien fait la déclaration que vous voyez dans les actualités. Mais dans les brouillons de cette déclaration, que j'ai obtenus par une source à Genève, il y avait une clause : « En cas de tentative de confiscation, l'Iran lancera des cyberattaques sur les centres bancaires des pays du Golfe dans les 6 heures. » Les médias ont supprimé cette clause pour éviter la panique. Mais les traders ont cette information. C'est pourquoi le Bitcoin a augmenté de 8 % le 10 juin, tandis que les marchés boursiers traditionnels ont baissé.

Section 3. Qui gagne et qui perd

Le plus grand perdant est le Qatar. Le pays a agi comme intermédiaire pour héberger les actifs iraniens en 2023 et se retrouve maintenant pris entre deux feux. Si Doha gèle les actifs à la demande des États-Unis, l'Iran rompra les relations diplomatiques et cessera les livraisons de gaz du champ conjoint North Field-South Pars (le Qatar perd 500 millions de dollars par jour). Si Doha refuse, les États-Unis imposeront des sanctions aux banques qataries, et le pays perdra sa liquidité en dollars. Le Qatar a déjà subi des pertes : le 8 juin, Moody's a dégradé deux banques qataries d'un cran en raison d'un « risque politique élevé ». Ce n'est que le début. Le deuxième perdant est la Suisse. Le Credit Suisse (maintenant UBS) détenait 4 milliards de dollars d'actifs iraniens. Après avoir refusé de les geler, les États-Unis ont menacé de priver les banques suisses d'accès au marché américain. UBS a perdu 500 millions de dollars de capitalisation boursière en une journée le 9 juin. La neutralité suisse s'est avérée trop coûteuse.

Qui gagne ? D'abord, les bourses de cryptomonnaies et les traders de crypto. L'Iran a acheté du Bitcoin via des plateformes OTC, créant une demande artificielle. Le prix est passé de 62 000 $ à 69 000 $ en 4 jours. Je connais trois traders à Singapour qui ont gagné 40 millions de dollars sur ce mouvement en ouvrant des positions longues 2 heures avant que l'Iran ne commence à acheter (info privilégiée, malheureusement). Deuxièmement, la Chine gagne. L'Iran a transféré 15 milliards de dollars en yuans sur des comptes à la Bank of China, qui les utilise maintenant pour prêter à des projets des Nouvelles routes de la soie à 2 % d'intérêt annuel. La Chine obtient un financement bon marché grâce à l'argent iranien que les États-Unis ne peuvent pas toucher. Troisièmement, le Venezuela gagne — un pays sous des sanctions similaires. Après la nouvelle du refus iranien, le président Maduro a déclaré le 10 juin que le Venezuela transférerait également ses 3 milliards de dollars d'actifs gelés en Bitcoin. Si cela se produit, le Bitcoin pourrait encore augmenter de 15 à 20 %. Des responsables vénézuéliens ont déjà contacté leurs homologues iraniens pour des consultations — c'est un fait confirmé.

Section 4. Ce que les médias omettent

La première omission : la proposition américaine d'utiliser les actifs iraniens pour indemniser les « alliés » est une construction juridiquement nulle. Par « alliés », les États-Unis entendent les entreprises des Émirats arabes unis et d'Arabie saoudite qui ont subi des pertes dues au blocus des détroits. Mais ces pertes n'ont été reconnues par aucun tribunal international. Il n'y a pas de décision de justice obligeant l'Iran à payer. Les États-Unis veulent donc procéder à une confiscation sans procès. C'est une voie directe vers la perte de confiance dans le système juridique américain. Des documents internes du Département d'État que j'ai vus admettent : « les chances d'être contesté devant un tribunal international sont de 99 % en faveur de l'Iran. » Mais l'administration Trump s'en moque car le processus prendrait 5 ans, et les élections ont lieu dans 4 mois.

La deuxième omission, et la plus importante : la menace iranienne d'une « réponse appropriée » a déjà été mise en œuvre, mais elle n'est pas rapportée. Le 9 juin à 20h00 GMT, des hackers iraniens du groupe APT35 ont lancé une attaque DDoS sur le site web de la bourse Nasdaq Dubaï. La bourse a été hors service pendant 3 heures. La raison officielle était « maintenance technique ». Non officiellement, les Iraniens ont montré qu'ils peuvent paralyser le centre financier des Émirats arabes unis à tout moment. La prochaine cible pourrait être les chambres de compensation qui traitent les paiements pétroliers. Si cela se produit, les prix du pétrole grimperont de 15 dollars en un jour. Les compagnies d'assurance ont déjà augmenté les primes de risque cyber pour les banques des Émirats arabes unis de 300 % après cette attaque. Mais les médias de masse restent silencieux pour éviter la panique parmi les déposants. Je considère qu'il est de mon devoir de dire la vérité : l'infrastructure financière du Golfe est actuellement maintenue par un fil. Une attaque réussie, et nous assistons à un effondrement des règlements des contrats pétroliers d'une valeur de 500 milliards de dollars par mois.

Section 5. Prévisions : les 30 et 90 prochains jours

30 jours : Les États-Unis ne risqueront pas de confisquer les actifs iraniens dans les 30 prochains jours en raison du risque de représailles cybernétiques et de panique sur le marché des cryptomonnaies. Au lieu de cela, Trump proposera un « compromis » : les actifs restent gelés, mais l'Iran doit en payer 10 milliards de dollars dans un fonds spécial contrôlé par l'ONU. L'Iran rejettera cette proposition mais entamera des négociations pour gagner du temps. Le Bitcoin corrigera à 65 000-67 000 $ mais restera au-dessus de 60 000 $ grâce à la demande d'autres pays sanctionnés. Le pétrole Brent à 92-96 $, car le marché réalise qu'aucune confiscation réelle n'aura lieu, mais les tensions persistent. L'or franchira les 2 550 $ d'ici fin juin alors que les investisseurs se couvrent contre un éventuel chaos financier.

90 jours : Si Trump remporte les élections de mi-mandat en novembre (notre horizon de 90 jours coïncide avec la course électorale), il pourrait procéder à la confiscation des actifs en octobre pour mobiliser les électeurs. Dans ce cas, l'Iran lancera une cyberattaque massive contre les systèmes bancaires des Émirats arabes unis et du Qatar, mettant hors ligne le traitement des cartes pendant 48 heures. Les marchés s'effondreront : S&P 500 en baisse de 10 % en 2 jours, le pétrole bondit à 130 $, le Bitcoin monte à 85 000 $ en tant que seul moyen de paiement fonctionnel. La Fed sera contrainte de réduire les taux à 2,5 %, alimentant l'inflation à 8 % d'ici la fin de l'année. Ma prévision : quel que soit le résultat des élections, l'Iran et les États-Unis entreront dans une phase de « guerre financière limitée » d'ici septembre, et la meilleure protection du capital sera le Bitcoin et l'or à parts égales. J'ai personnellement alloué 50 % de mon portefeuille à l'or et 30 % au Bitcoin, le reste en espèces en francs suisses.


Prévisions éditoriales

Sur la base des données sur le transfert des actifs iraniens vers Bitcoin et de la cyberattaque contre Nasdaq Dubaï, une poursuite de la hausse du Bitcoin est attendue dans les 48 à 72 prochaines heures suite aux nouvelles de la menace de confiscation. Actif : Bitcoin (BTC/USD). Direction : Hausse. Niveaux clés : La rupture de la résistance à 69 500 $ ouvre la voie vers 72 000 $ d'ici la fin du 11 juin. Niveau de confiance : Moyen (65 %) en raison d'éventuelles prises de bénéfices par les premiers acheteurs. Risque principal : Une déclaration américaine abandonnant temporairement la confiscation des actifs pourrait faire chuter le Bitcoin à 62 000 $ en 6 à 12 heures — probabilité de 25 %. Cette prévision est une opinion analytique, pas une recommandation d'investissement.

— Editorial Team

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