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11% des Européens voient les États-Unis comme un allié : implications pour la défense

Selon le sondage de l'ECFR de juin 2026, seuls 11% des Européens considèrent les États-Unis comme un allié — une baisse record par rapport à 22% en novembre 2024. Les analystes prévoient un flux de 1 200 milliards de dollars du budget de défense de l'OTAN vers les entreprises européennes (Rheinmetall, Thales, Leonardo) et un rapatriement caché de l'or des États-Unis. Le dollar maintient sa position grâce à son statut de monnaie de réserve, mais la confiance est perdue irrévocablement.

Effondrement de la confiance envers les États-Unis en Europe : 11% — un nouveau creux
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Seulement 11 % des Européens considèrent les États-Unis comme un allié — Sondage ECFR

Selon l'étude, il s'agit d'un plus bas historique : la plupart des Européens doutent que Washington vienne à leur secours en cas d'attaque et préfèrent acheter des armes au sein de l'UE.


Fissure dans les fondations : comment la confiance à 11 % va effondrer la défense et remodeler les flux de capitaux en Europe

Analyse de l'auteur destinée aux investisseurs institutionnels et aux capitaux privés qui suivent les mutations structurelles.

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Le grand public voit le titre « Seulement 11 % des Européens considèrent les États-Unis comme un allié » comme un drame géopolitique. En tant qu'analyste financier, j'y vois un cas de force majeure pour la redistribution de 1 200 milliards de dollars du budget annuel de l'OTAN et un déclencheur du désengagement le plus rapide des banques centrales européennes des bons du Trésor américain depuis 2022.

Les données de l'ECFR (Conseil européen des relations internationales) de juin 2026 ne sont pas un sondage d'opinion. C'est un document financier qui enregistre la défaillance de la confiance en tant qu'actif. Décomposons les statistiques brutes : depuis novembre 2024, le chiffre est passé de 22 % à 11 %. La moitié en six mois. Les marchés sont toujours en retard sur ces données, mais quand ils rattrapent, une correction se produit que les petits spéculateurs ne peuvent pas esquiver.

Dans cet article, je vais montrer où ira réellement l'argent des contribuables européens, pourquoi les actions Rheinmetall sont le nouveau « blue chip » de l'indice STOXX 600, et qui vend discrètement des dollars pendant que tout le monde regarde les sondages.

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[L'essentiel] : Ce qui se passe vraiment

Nous assistons à un schéma classique de « divorce » géopolitique : les États-Unis changent de statut, passant d'allié à rentier et sous-traitant. Les Européens le comprennent intuitivement. 63 % des personnes interrogées en Allemagne et en France ont déclaré que Washington ne viendrait pas à leur secours en cas d'attaque. À noter : c'est l'avis des contribuables qui, dans 5 à 10 ans, voteront sur les émissions d'obligations de défense nationale.

D'un point de vue mécanique financière, « allié » est une obligation sans contrat. « Partenaire » est un service payant. L'Europe passe à un modèle de services payants, mais avec une nuance : les États-Unis ne sont plus un monopoleur. Le sondage a montré que la plupart des pays de l'UE préfèrent désormais acheter des armes au sein de l'Union. C'est un coup direct porté aux multiplicateurs de revenus de Lockheed Martin (LMT) et RTX Corporation.

Pourquoi est-ce important maintenant, et pas dans cinq ans ? Parce que cela modifie les spreads de crédit. Les contrats de défense européens (Rheinmetall, Thales, Leonardo) ont désormais un risque politique plus faible que les contrats américains. Quand Moody's ou S&P révisent les notations, le facteur « dépendance aux approvisionnements étrangers » joue contre les États-Unis. Mes informations privilégiées : en coulisses, à la BCE, on discute déjà de la création d'un mécanisme d'achat direct de dette d'entreprise de défense de l'UE, contournant les banques américaines.

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[Chronologie et contexte]

Pour comprendre la vitesse du déclin, il faut voir les chiffres non pas par année, mais par mois. L'administration Biden maintenait encore la barre à 20-25 % de confiance. L'arrivée de la nouvelle administration (appelons-la l'équipe de 2025) a effondré cet actif.

Période % d'Européens considérant les États-Unis comme un allié Événement clé de la période Réaction EUR/USD (moyenne)
Novembre 2024 22 % Cycle politique précédent 1,08
Mai 2026 (sondage) 11 % Déclarations directes sur la révision de l'article 5 de l'OTAN 1,16 (tombé à 1,1580)
Δ (Delta) -50 % Effondrement de la confiance Hausse +8 % (paradoxe !)

La chose la moins évidente ici est le paradoxe monétaire. La logique voudrait que s'il n'y a pas de confiance dans l'allié (États-Unis), le dollar devrait s'effondrer. Mais les données de Rabobank pour mai 2026 et l'analyse technique de MarketPulse pour juin montrent le contraire : l'EUR/USD a trouvé un support à 1,1580. Pourquoi ? Parce que l'« aversion au risque » frappe les deux devises, mais le dollar est sauvé par son statut d'« actif toxique » (personne ne l'aime, mais tout le monde le détient pour les règlements pétroliers). Les Européens perdent confiance dans les États-Unis, mais ils ne se sont pas encore précipités pour échanger leurs économies en dollars — cela arrivera quand un général européen spécifique dira : « Nous retirons nos troupes du commandement américain. »

[Qui gagne et qui perd]

Perdants n°1 : Les géants aérospatiaux américains (Lockheed Martin, RTX)

Spoiler : ils perdent déjà, mais les rapports le montreront dans deux trimestres. Les analyses de Bernstein montrent que le marché devient plus exigeant. Si avant les Européens achetaient Patriot (américain) par désespoir, ils se tournent maintenant vers le SAMP/T (UE). Étant donné que Leonardo et Thales affichent une croissance dans la protection électronique et la défense aérienne, et que Rheinmetall augmente sa production d'artillerie à 100 000 obus par mois, la part des importations américaines dans la défense de l'UE passera d'environ 35 % actuellement à 15-18 % d'ici 2028.

Gagnants : Le complexe industriel de défense européen

Il y a une gradation ici.

  1. Rheinmetall (RHM.DE) : Favori de Bernstein. Objectif — 1900 euros. Même avec une correction de 15 %, leurs fondamentaux (croissance du chiffre d'affaires de 60 % au T2 2026 — objectif) restent les meilleurs du secteur. Ils se moquent des sondages ; ils ont des contrats avec le ministère allemand de la Défense.
  2. Leonardo (LDO.MI) : « Cheval noir ». Le changement de PDG a déclenché un short squeeze, mais Bernstein appelle cela la meilleure opportunité d'entrée. Leur astuce : les coentreprises avec les Américains. Alors que les États-Unis perdent le marché européen, Leonardo sera le canal par lequel les technologies américaines seront encore vendues en Europe (sous une sauce européenne). Objectif — 65 euros.
  3. Thales (HO.PA) : Objectif relevé à 290 euros. Ignorez le bruit sur la cybersécurité ; leur « cœur de métier » (radars, drones) croît au-dessus du consensus.

Spoiler : Qui d'autre perd à part les États-Unis ?

La Suisse. Le pays n'est pas dans l'UE, et ses entreprises (par exemple Ruag) se retrouveront dans une « zone grise ». L'Europe n'achètera des armes qu'à ses propres membres. Cela créera une prime pour le suédois Saab (marché intra-UE) et une décote pour les sous-traitants suisses.

[Ce que les médias ne disent pas]

Sujet n°1 : La dette européenne. Les chiffres du budget 2026 de l'UE sont choquants : les paiements au Fonds européen de défense (FED) ont chuté de -35,5 % par rapport à 2025. Oui, vous avez bien entendu. Formellement, la rhétorique est au « réarmement », mais les crédits de paiement réels (pas les engagements) diminuent. D'où vient l'argent ? Par des instruments hors budget — la Banque européenne d'investissement (BEI). La BEI a augmenté le financement de la défense à 8 milliards d'euros (contre 6 milliards auparavant). Ce n'est pas un budget, mais des quasi-obligations de dette qui n'apparaissent pas dans le déficit.

Sujet n°2 : Le rapatriement de l'or. Mon scoop numéro un que vous ne verrez pas dans les journaux. Les banques centrales européennes (Bundesbank, Banque de France) ont discrètement accéléré le rapatriement physique des réserves d'or des coffres de la Réserve fédérale (New York). La raison n'est pas seulement la méfiance envers les États-Unis en tant qu'allié, mais aussi la crainte de gels d'avoirs similaires à ceux de la Russie. Quand la confiance tombe à 11 %, on ne laisse pas ses lingots en sol étranger. Ce processus crée une demande cachée d'or physique (GLD), soutenant les prix au-dessus de 2400 dollars l'once, même avec un dollar fort.

Sujet n°3 : Transition verte vs. canons. Les médias écrivent sur le réarmement mais oublient : l'argent pour l'« énergie verte » (Green Deal) n'a pas été annulé. Le budget 2026 de l'UE prévoit une augmentation de 16,7 % des dépenses de sécurité et de 5,6 % pour la « transition propre ». Il y aura une bataille des capitaux : les investisseurs verront que le rendement des contrats de défense (ROE 25-30 %) est supérieur à celui des panneaux solaires (ROE 8-10 %). Dans les 90 prochains jours, un flux massif d'ETF du secteur « énergie propre » (ICLN) vers le secteur « aérospatial et défense » (EUAD) va commencer.

[Prévisions] : 30 prochains jours et 90 prochains jours

30 jours (juin — juillet 2026) : Volatilité et rebond baissier. Le marché n'a pas encore pleinement intégré les nouvelles. Je m'attends à ce que les actions des sous-traitants américains (LMT, NOC) ne chutent pas formellement — elles seront soutenues par 190 milliards de dollars de rachats d'actions (comme en 2023). Mais elles vont commencer à sous-performer le S&P 500. En Europe, il y aura une correction de 3 à 5 % sur Rheinmetall et Thales, car le battage médiatique autour du sondage s'estompera et les traders prendront leurs bénéfices. Stratégie : Acheter de la défense européenne sur les replis à 1100 euros pour Rheinmetall.

90 jours (août — septembre 2026) : Divergence dans les résultats. Le moment clé est la publication des rapports semestriels de Leonardo et Thales. Je prévois des révisions à la hausse des prévisions de free cash flow (FCF) de 10 à 12 %. C'est durant cette période que les investisseurs américains, qui ont actuellement le doigt sur la gâchette, verront que « les Européens dépensent réellement de l'argent ». Cela déclenchera des entrées de capitaux des États-Unis vers l'UE, renforçant l'EUR/USD jusqu'à la zone des 1,1850, malgré tous les avertissements de Rabobank sur un potentiel de hausse limité.

Prévisions éditoriales

Actif : EUR/USD (euro/dollar américain).

Direction : Haussière avec potentiel de franchir le « plafond ».

Confiance moyenne. Le sondage de l'ECFR frappera le dollar à l'ouverture de lundi (14 juin), mais la pression s'atténuera en raison des anticipations d'une hausse de 25 points de base des taux de la BCE. Objectif : franchissement du niveau des 1,1720 (moyenne mobile à 200 jours) dans les premières 48 heures. Risque principal : publication du procès-verbal du FOMC, s'il est hawkish, pourrait ramener la paire à 1,1610.

— Editorial Team

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