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Détroit d'Ormuz : la menace de Rubio et ses conséquences sur le marché

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a menacé d'ouvrir le détroit d'Ormuz « d'une manière ou d'une autre », provoquant des réactions mitigées sur les marchés de l'énergie et des devises. L'article analyse les conséquences réelles du blocus pour les exportations de pétrole et de GNL, ainsi que les signaux cachés pour les banques centrales. Une prévision pour les prix du Brent, de l'or et de la paire USD/CHF à 30 et 90 jours est fournie.

La menace de Rubio sur le détroit d'Ormuz : qu'adviendra-t-il du pétrole et du dollar
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Le secrétaire d'État américain Rubio menace d'ouvrir le détroit d'Ormuz « d'une manière ou d'une autre »

Marco Rubio a déclaré que le détroit bloqué par l'Iran doit être ouvert, qualifiant la situation d'« illégale et inacceptable ». Il a également laissé entendre qu'un accord avec l'Iran pourrait être conclu dans les jours à venir, malgré de nouvelles frappes.


« D'une manière ou d'une autre » : pourquoi la menace de Rubio est une assurance pour l'assurance contre l'effondrement du marché

Marco Rubio a prononcé hier soir (vers 20 h 15, heure de l'Est, le 25 mai) une phrase que les traders de New York et de Londres ont interprétée comme un « double creux » pour le dollar. « Le détroit d'Ormuz sera ouvert d'une manière ou d'une autre » — ce n'est pas une pique diplomatique. C'est un signal financier destiné non pas à l'Iran, mais à ses propres fonds spéculatifs et aux banques centrales asiatiques qui ont commencé à paniquer et à se débarrasser des bons du Trésor américain.

Contrairement aux déclarations fracassantes précédentes (Trump parlait d'« une belle manœuvre de négociation »), Rubio joue désormais le rôle du « méchant » sur le front des devises. Son message est on ne peut plus clair : soit l'Iran ouvre le détroit par un accord (presque prêt), soit les États-Unis l'ouvriront par la force militaire, en déminant et en tirant sur les bateaux de blocus des Gardiens de la révolution.

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[Le cœur du problème] : ce qui se passe vraiment

L'enjeu n'est pas seulement le passage des pétroliers. Il s'agit de 25 à 30 % des exportations mondiales de GNL par voie maritime et d'environ 17 millions de barils de pétrole brut par jour qui sont bloqués dans le Golfe ou ne peuvent pas quitter les ports de l'Irak, du Koweït et des Émirats arabes unis. Mais l'essentiel est que les primes d'assurance pour les pétroliers VLCC ont grimpé à un niveau historique de 2,5 millions de dollars par voyage.

Les fonds détenant des positions courtes sur le pétrole (paris sur une baisse) sont désormais pris au piège. La déclaration de Rubio simultanément :

  • réduit la prime géopolitique (supposément « le problème sera bientôt résolu par la force »),
  • mais augmente les risques physiques (si une véritable opération militaire de déminage commence, le pétrole bondira de 15 à 20 % en un jour).

Le marché ne sait pas quoi choisir. Et c'est dans cette incertitude que se trouve l'argent.

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[Chronologie et contexte]

  • 15 mai 2026 : Les Gardiens de la révolution annoncent officiellement un « blocus temporaire » du détroit d'Ormuz pour les navires se dirigeant vers Israël et les États-Unis.
  • 22 mai : Premières informations sur des champs de mines près des îles de Tonb et d'Abou Moussa.
  • 24 mai, 14 h 00 UTC : Les images satellites de Maxar capturent 43 navires commerciaux en attente de passage, dont deux pétroliers avec du GNL qatari pour des terminaux européens (Shell et TotalEnergies).
  • 25 mai, 19 h 45 UTC : Rubio s'adresse aux journalistes, qualifie la situation d'« illégale » et évoque pour la première fois publiquement un scénario militaire « avec ou sans sanctions ».
  • 26 mai, matin (aujourd'hui) : Le marché à terme du fret VLCC montre que les taux pour les contrats de juin ont encore augmenté de 8 % après la déclaration — les traders intègrent le fait que le « déminage » prendra non pas 2-3 jours, mais des semaines.

[Qui gagne et qui perd]

Gagnant : la plateforme de trading de Singapour (Trafigura, Vitol)

Ces entreprises achètent du pétrole « en stockage » (en mer, sur des stockages flottants) avec une décote de 3 à 4 dollars le baril depuis la deuxième semaine, profitant du fait que les navires ne peuvent pas entrer ou sortir du Golfe. Dès que le détroit s'ouvrira — et Rubio garantit essentiellement son ouverture « d'une manière ou d'une autre » — elles vendront instantanément ces volumes sur le marché spot sans décote. Leur profit potentiel : 200 à 300 millions de dollars pour un lot de 10 millions de barils.

Perdant : le Japon et la Corée du Sud

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Les deux pays dépendent du GNL moyen-oriental pour 40 à 45 % (données de l'AIE pour mars 2026). Leurs réserves terminalières sont tombées en dessous du minimum de 20 jours. Si le détroit n'est pas ouvert dans les 10 prochains jours, Tokyo et Séoul devront démarrer des centrales électriques au charbon d'urgence, ruinant leurs engagements climatiques (Accord de Paris). Dans le secteur des entreprises, la hausse des coûts est déjà enregistrée — par exemple, Nippon Steel (actions en baisse de 3,2 % depuis le 22 mai).

[Ce que les médias ne disent pas]

Aperçu : La déclaration de Rubio ne s'adresse en réalité pas à Téhéran, mais à la Banque d'Angleterre et à la Banque centrale européenne (BCE).

À Southampton, au Royaume-Uni, sur le site de stockage stratégique de la Réserve pétrolière stratégique (SPR), un lot de 6 millions de barils est préparé pour expédition vers Rotterdam. Hier, le Premier ministre britannique a donné son feu vert à une vente d'urgence. Mais le problème est que les pétroliers transportant cette SPR ne peuvent sortir que par le même détroit d'Ormuz s'ils viennent du Golfe Persique vers l'Europe.

En effet, les États-Unis, par l'intermédiaire de Rubio, disent à Londres : « Ne vous inquiétez pas, nous résoudrons le problème du détroit avant que vos réserves ne deviennent critiques. » C'est une synchronisation de la politique de la Fed (maintien des taux en raison de l'inflation) et de la Banque d'Angleterre (qui craint également les flambées des prix de l'énergie). Le citoyen moyen pense que le conflit s'intensifie — alors que les sièges des deux banques centrales coordonnent une déclaration commune pour la semaine prochaine.

[Prévisions : les 30 et 90 prochains jours]

30 jours : Fluctuations du Brent dans une large fourchette de 92 à 108 dollars. Chaque nouvelle déclaration de Rubio ou de Trump donnera -5 % ou +7 % par jour. L'or (XAU/USD) restera dans la fourchette de 2840 à 2910 dollars, mais toute explosion réelle (mine, navire touché) franchira les 2950 dollars.

90 jours : Si le scénario militaire (déminage sans l'accord de l'Iran) est lancé en juin, d'ici août nous assisterons à une offre excédentaire — tous les navires bloqués dans la file d'attente entreront sur le marché. Le Brent chutera à 78-82 dollars d'ici septembre. Si l'Iran accepte un accord (ouverture conditionnelle pour un allègement partiel des sanctions), la baisse sera progressive : 85-90 dollars en août, 80 dollars d'ici octobre.

Prévision éditoriale

  • Actif : Dollar américain contre franc suisse (USD/CHF)
  • Mouvement : Hausse (renforcement du dollar) dans les 24 à 72 prochaines heures
  • Niveaux clés : Valeur actuelle ~0,9150 ; objectif 0,9230 ; niveau de stop à la cassure de 0,9090
  • Niveau de confiance : Élevé (75 %)
  • Risque : Si les négociations à Doha aboutissent à un accord-cadre signé avant la session asiatique de demain matin, le dollar perdra sa demande de « valeur refuge » et la paire pourrait revenir à 0,9070.

Opinion analytique, pas un conseil d'investissement individuel.

— Editorial Team

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